À propos de cet outil
Cet outil calcule la durée exacte entre deux dates : en années, mois et jours complets, en nombre total de jours, de semaines, de mois et d'heures, ainsi qu'en jours ouvrés (lundi au vendredi, jours fériés français exclus). Une option permet de compter aussi le jour de fin, pour les périodes dont les deux bornes sont incluses. Le calcul est indépendant des changements d'heure et des années bissextiles.
Comment utiliser cet outil
- Sélectionnez la date de début et la date de fin.
- Cochez « Compter aussi le jour de fin » si les deux dates sont incluses dans la période (par exemple une présence du 1er au 5).
- Lisez la durée exacte en années, mois et jours.
- Consultez le total en jours, en semaines, en mois et en jours ouvrés.
Compter une durée : inclure ou non les deux dates
Avant tout calcul, il faut s'entendre sur ce que l'on compte. Entre le 1er et le 5 octobre, il s'écoule 4 jours : le premier jour est le point de départ, et on compte les jours qui suivent (2, 3, 4 et 5). Si la période inclut les deux dates, comme un séjour du 1er au 5 octobre au soir, on parle de 5 jours (le 1er, 2, 3, 4 et 5). L'outil retient par défaut la première lecture (durée écoulée) et propose une case pour passer à la seconde.
En droit, le principe est souvent que le jour de l'événement qui fait courir le délai n'est pas compté : un délai de 14 jours à partir d'une réception du colis le 3 mars commence le 4 mars et se termine le 17 mars. C'est le cas du délai de rétractation de 14 jours pour un achat à distance, qui court à partir de la réception du bien et se compte en jours calendaires. S'il expire un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant.
Années, mois, jours : pourquoi « un mois » n'a pas de durée fixe
Les mois comptent entre 28 et 31 jours, si bien que « un mois » désigne une durée variable. Pour exprimer une durée en années, mois et jours, l'outil procède par mois civils entiers : il avance de la date de départ de mois en mois, puis compte les jours restants.
Du 15 janvier au 20 mars 2026 : le 15 mars est atteint après 2 mois entiers, puis il reste 5 jours (jusqu'au 20). La durée est de 2 mois et 5 jours, soit 64 jours au total (31 + 28 + 5).
Quand le jour de départ n'existe pas dans le mois d'arrivée (le 31 janvier plus un mois), on retient le dernier jour du mois : du 31 janvier au 28 février 2026, l'outil indique « un mois » ; au 1er mars, « un mois et un jour ». C'est la règle que le Code de procédure civile applique aux délais exprimés en mois ou en années : à défaut de quantième identique, le délai expire le dernier jour du mois.
Pour des calculs de moyennes ou d'estimations, on convertit parfois les jours en mois avec 30,4375 jours par mois (365,25 ÷ 12), une moyenne qui lisse les inégalités.
Les pièges des calculs de dates
- Les années bissextiles. Du 1er mars 2023 au 1er mars 2024, il s'écoule 366 jours (le 29 février 2024 existe) ; du 1er mars 2024 au 1er mars 2025, 365 jours. Une année « de date à date » n'a donc pas toujours 365 jours.
- Les changements d'heure. Le dimanche du passage à l'heure d'été, la journée dure 23 heures. En raisonnant sur des dates sans heure, comme le fait cet outil, ce problème disparaît ; en soustrayant deux heures locales, il fausse les calculs d'une heure.
- Les formats de date. « 03/04/2026 » est le 3 avril en France et le 4 mars aux États-Unis. Le format ISO 8601 (2026-04-03) est sans ambiguïté et se trie dans l'ordre chronologique.
- Les semaines. Une durée de « 4 semaines » ne vaut pas toujours « 1 mois » : 28 jours contre 28 à 31 jours.
À quoi sert ce calcul : quelques cas concrets
- Délais légaux et contractuels : rétractation (14 jours), garantie légale de conformité (deux ans à compter de la délivrance d'un bien neuf), préavis, périodes d'essai exprimées en mois (jusqu'à deux mois pour un ouvrier ou un employé, trois pour un agent de maîtrise, quatre pour un cadre, dans le cadre d'un CDI).
- Ancienneté et droits : calculer une ancienneté en années, mois et jours pour un contrat de travail, un bail ou une assurance.
- Projets et planning : combien de temps reste-t-il avant une échéance, un départ en vacances, un événement ?
- Vie personnelle : durée d'une relation, d'un séjour, d'un voyage ; jours restants avant un anniversaire ; durée d'un congé.
Pour un délai à effets juridiques, vérifiez toujours le texte applicable : la façon de compter (jours calendaires, ouvrés ou francs, point de départ, prorogation) y est précisée. Les calculateurs de jours ouvrés et d'ajout de jours à une date complètent cet outil.
Questions fréquentes
Comment la durée entre deux dates est-elle calculée ?
L'outil compte les années complètes, puis les mois complets, puis les jours restants (de quantième en quantième), et donne séparément le nombre total de jours écoulés. Il tient compte des mois de longueurs différentes et des années bissextiles.
Faut-il compter le jour de départ ou le jour d'arrivée ?
Cela dépend du contexte. Entre le 1er et le 5 octobre, il s'écoule 4 jours ; si la période inclut les deux dates (une location du 1er au 5 octobre au soir, une présence de cinq jours), on compte 5 jours. L'option « compter aussi le jour de fin » fait passer d'une lecture à l'autre.
Pourquoi les mois n'ont-ils pas toujours la même durée en jours ?
Les mois comptent 28 à 31 jours : « un mois » n'est pas une durée fixe. L'outil exprime donc la durée en mois civils complets, et indique aussi une conversion moyenne (jours ÷ 30,4375) pour les estimations.
Que sont les jours ouvrés ?
Ce sont les jours travaillés dans l'entreprise, en général du lundi au vendredi, hors jours fériés. L'outil les compte à partir du calendrier français ; pour des cas particuliers (samedi travaillé, Alsace-Moselle), utilisez le calculateur de jours ouvrés.
Puis-je calculer une durée entre une date passée et une date future ?
Oui. L'outil accepte n'importe quelles dates et les remet dans l'ordre chronologique si besoin, en vous prévenant.